Baloth

Connu pour son appétit dévastateur, le Baloth est sûrement la créature la plus redoutée sur la terre ferme, étant nettement plus puissante et surtout plus active que ses pairs légendaires. Le Baloth ressemble à un gigantesque lézard hérissé d’appendices osseux dont les plus remarquables sont sans doute les deux qui émergent perpendiculairement de sa mâchoire inférieure, et dont il se sert pour faucher ses victimes avant de les démembrer avec trois dents particulièrement longues et aiguisées sur la face antérieure de cette même mâchoire.

Si la gueule de cette créature ne vous semblait pas suffisamment dangereuse, alors imaginez ses griffes de la taille d’un orque et dix fois plus dangereuses, elles trancheraient un arbre dans la longueur… Et malheureusement, les arbres ne l’intéressent pas.

Bien sûr, voyez vous, si cette créature est si féroce de face, que cela ne tienne, je l’attaquerai de dos. Erreur, ce Behemot possède une queue d’une demi douzaine de mètres, et en admettant que vous surviviez aux coups, que vous évitiez miraculeusement, les protubérances de la taille d’un chêne qui vous éventrerait sans difficulté et que la chute elle-même ne vous tue pas (un seul coup peut envoyer le plus fort des hommes à 20m), vous seriez alors nez à nez avec la bête ; car sa queue qui rase des villages d’un arc de cercle, est aussi exceptionnellement sensible à la pression.

De là, voyez vous, me direz vous, la peau de cette créature ne résistera pas aux sorts bien placés d’un mage sous invisibilité. Effectivement, elle n’y résistera pas. Elle fera mieux, réfléchira les rayons et absorbera les autres ajoutant leur puissance à la vitalité de la bête. Bien spécialisés, les mages qui réussirent à le blesser, et plus rarement, ceux qui survécurent purent s’en vanter.

La peau de ce Behemot, parlons-en : souple et résistante comme l’acier, il vous faudra pour passer outre des flèches parmi les plus effilées. Les soldats d’infanterie devront quant à eux escalader l’immense créature pour atteindre son flanc, zone un peu plus sensible ; ou du moins, être un sauteur exceptionnel.

Seul point faible : ce mastodonte est aveugle de nuit…Mais, dans leur bonté infinie, ces charitables titans créateurs le dotèrent en compensation d’un odorat hors du commun!

Il est aussi à noter que le sang de cette créature, ayant absorbé de nombreux sorts, possède d’importantes propriétés régénératives. Il accélère, de plus, grandement le métabolisme de celle-ci dans l’éventualité où elle atteindrait un seuil critique (qui ne fut atteint qu’une seule fois).

Dans l’éventualité, enfin, où vous croyant plus malins que vos ancêtres, vous tenteriez d’abattre la créature de l’intérieur, sachez que son estomac est d’une acidité extrême et qui dissolvera quiconque y séjourne plus d’une dizaine de secondes.

Alors, me demanderiez vous, y a-t-il une utilité, autre que caritative à débarrasser le monde de cette bête terrifiante? Sachez tout d’abord que outre les nombreuses récompenses promises, Meldor Courtepatte, chercheur à l’académie de Meignan, défend à ce sujet une théorie alléchante. Il pense en effet possible la réalisation à base d’os et de sang de créature d’une source de sorts, une gigantesque réserve énergique pouvant stocker d’énormes quantités de magie accessible par ceux en possession du talisman adéquat. Il utopise ainsi la possibilité de fonder un ordre de mages partageant et empreinte les sorts ainsi stockés pour en restituer d’autres par la suite. Outre l’aspect magique, n’oubliez pas les propriétés de la peau de cette créatures ou de la taille des griffes dont elle est affublée.

Y.D.

Baloth

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